Stress en Entreprise ???

Tout a été dit sur le stress et particulièrement le stress en Entreprise. Nous allons faire ici un point sur ce mal-être aux conséquence graves pour la vie de nombreux salariés.

C’est la plus connue des manifestations des Risques Psychosociaux  (RPS) et la plus étudiée car elle a des répercussion physiologiques sur l’organisme et son intensité peut mener vers sa manifestation la plus grave : le Burn-Out.

Combattre le stress, nécessite de se focaliser sur tous les facteurs qui peuvent nuire au bien-être au travail.

Le travail a beaucoup évolué ces dernières années avec les nouvelles technologies, avec les ordinateurs portables et les smartphones, qui nous permettent de continuer à travailler à la maison, rendant très floue la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle.

A cela s’ajoute un contexte économique difficile et constitue le terreau d’un mal-être que l’on nomme les Risques Psychosociaux, dont le stress est la conséquence la plus commentée. Voir à ce sujet les travaux de la la Commission des Affaires Sociales du Sénat  sur le mal-être au travail.

Combattre le stress en entreprise

La réglementation impose à l’employeur d’évaluer les risques d’atteinte à la santé physique et mentale de ses salariés et de mettre en place des mesures de prévention adaptées.

De nombreux rapports ont été écrits sur la prévention des risques psychosociaux et l’on sait que des mesures et des actions sont nécessaires pour combattre le stress en Entreprise. Voir  » Les risques psychosociaux au travail. Un panorama d’après l’enquête Santé et Itinéraire professionnel 2010″

Ce qui rend les analyses difficiles, c’est le fait que les risques psychosociaux sont souvent imbriqués. Ils ont des origines communes (surcharge de travail, manque de clarté dans le partage des tâches, intensification du travail, mode de management…). Ces risques peuvent interagir entre eux : ainsi le stress au travail peut favoriser l’apparition de violences entre les salariés qui, à leur tour, augmentent le stress dans l’entreprise.

Malgré tout, on peut les classer les actions de prévention en deux parties :

  • La prévention primaire : évaluation précise, par l’entreprise, non seulement des facteurs de risques, mais aussi des populations les plus touchées. Elle a pour objectif l’élimination ou le contrôle des facteurs de risque en agissant directement sur les facteurs pour réduire leurs impacts négatifs sur l’individu. Il s’agit d’intervenir sur les causes des risques psychosociaux plutôt que sur leurs conséquences.
  • La prévention secondaire, avec des programmes ayant pour but d’aider les individus à gérer plus efficacement les exigences et les contraintes du travail en améliorant leurs stratégies d’adaptation aux sources de stress en entreprise ou en renforçant leur résistance au stress en soulageant les symptômes associés au stress.

Parallèlement à cela, certaines autres actions sont nécessaires :

  • La formation des individus à développer des compétences spécifiques, pour mieux gérer divers types de situations de stress en entreprise (gestion du temps, des conflits, de l’agressivité, développement de l’intelligence émotionnelle, restructuration cognitive, etc.) ou pour développer des capacités psychologiques (contrôle des émotions, attitudes mentales efficaces)
  • La possibilité de pratiques de relaxation, d’exercices physiques ou de faire une sieste au sein de l’entreprise

Les DRH confrontées au problème de stress en entreprise trouvent une aide précieuse auprès des psychologues du travail dont le rôle est essentiel dans la mise en œuvre de la prévention primaire. Leur apport est incontestable dans le travail de fond que représente la remise en question des structures et du fonctionnement global de l’entreprise, quand celui-ci est la source même du stress.

Malheureusement, l’action s’arrête souvent à ce stade. Les programmes de prévention secondaire sont trop souvent remis à plus tard, faute de savoir comment les mettre en œuvre, quand ils ne sont pas purement ignorés.

Vouloir instaurer le bien-être en entreprise uniquement par la mise en application des actions de prévention primaire revient à décréter ce bien-être, à l’imposer. Nous savons tous que cela ne peut pas fonctionner. Éliminer le stress en entreprise de façon durable et établir un sentiment de bien-être au travail, nécessite que les employés deviennent eux-mêmes acteurs de leur bien-être.

Impacts du stress

Au travers de ses publications, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) liste des impacts du stress beaucoup plus difficiles à chiffrer  que le coût de la prévention. Voir  Le coût du stress professionnel en France en 2007 (résumé de l’étude en PDF).

En France, le coût social du stress (dépenses de soins, celles liées à l’absentéisme, aux cessations d’activité et aux décès prématurés) a été estimé en 2007 entre 2 et 3 milliards d’euros (étude INRS et Arts et Métiers ParisTech).
Il s’agit d’une évaluation a minima. En effet, cette étude prend essentiellement en compte le « job strain » ou « situation de travail tendue » (combinaison d’une forte pression et d’une absence d’autonomie dans la réalisation du travail), qui représente moins d’un tiers des situations de travail fortement stressantes. D’autre part, les pathologies retenues sont celles qui ont fait l’objet de nombreuses études : maladies cardiovasculaires (infarctus, maladies cérébrovasculaires, hypertension…), dépression et certains troubles musculo-squelettiques.
Enfin, cette dernière estimation ne prend pas en compte toute la dimension du coût pour l’individu, en particulier la souffrance et la perte de bien-être que le stress occasionne.

Le dernier baromètre Monster a de quoi inquiéter les DRH : 87% des salariés français souffriraient d’insomnies à cause de leur travail, plus de la moitié (53%) au point de faire des cauchemars, et 52 % des salariés ont peur d’aller travailler le lundi matin. Quand on sait que la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur est de plus en plus retenue en matière de santé mentale des salariés, il devient impossible de continuer de fermer les yeux ou de tenter de rejeter la faute sur la vie privée du salarié. Pour ceux qui en doutent encore, on peut citer un arrêt récent (Cass. soc., 2eme civ., 19 sept 2013, n° 12-22.156) qui condamne l’absence de réactivité de l’employeur face à une situation de stress et d’anxiété du salarié (Les Échos).

Impacts du stress sur les cadres dirigeants

Et quels sont les impacts du stress si ce dernier touche le dirigeant ou l’un des membres essentiels de l’équipe de Direction ? Que se passe t’il s’il devait s’arrêter à cause du stress ? Quels seraient les impacts, à moyens ou longs termes, sur l’entreprise ?

Et si le fait de prendre la situation en mains devenait une bonne pratique?

Et si contribuer au bien-être au sein de l’entreprise devenait une force ?

Après les phases indispensables d’évaluation et de mise en place des actions de prévention primaire, il existe de multiples façons d’instaurer le bien-être en entreprise à l’aide de la Sophrologie.

Vouloir instaurer le bien-être en entreprise est une démarche qui ne prendre tout son sens que si elle respecte plusieurs conditions essentielles :

  • Elle doit se faire sur la base du volontariat. Le bien-être ne se décrète pas et la démarche n’a d’intérêt que si les participants s’y impliquent et y trouvent un intérêt.
  • Elle doit respecter la culture, les convictions et les contraintes de chacun des participants.
  • Elle doit s’inscrire dans le temps. Apprendre des techniques, changer des habitudes, accepter de réfléchir à ses actes, ses valeurs et se remettre parfois en cause demandent du temps.

Chaque personne au sein de l’entreprise est unique, du fait de sa personnalité, son expérience et sa culture. Faire appel à un sophrologue au sein de l’entreprise plutôt

qu’une formation permet d’instaurer le bien-être en répondant de façon adaptée à cette diversité et en donnant à chacun des réponses ciblées en fonction de ses attentes.

Entre le suivi individualisé et les séances de groupe, il est possible de s’adapter aux contraintes de chacun, quel que soit son niveau au sein de l’entreprise.

La sophrologie demande un minimum de pratique encadrée avant de devenir autonome. Du fait de sa proximité géographique, les interventions du sophrologue peuvent se dérouler au sein de votre entreprise et ne nécessitent pas que le cadre ou le manager s’absente. L’intervention du sophrologue sera étalée sur plusieurs semaines. Elle va pouvoir s’appuyer sur l’intégration progressive des techniques et accompagnera la mise en pratique là où une formation de 2 jours vous laisse seul face à vos notes et vos souvenirs.

Instaurer le bien-être est l’affaire de tous

Une intervention de Sophrologue au sein de votre entreprise vous permet également d’impliquer les partenaires comme le CHSCT, le Comité d’entreprise mais également la Médecine du Travail, car instaurer le bien-être est vraiment l’affaire de tous.

De nombreux professionnels disposent d’un agrément de formateur, ou peuvent se rapprocher de structures qui en disposent. Il est donc possible, en incluant une partie de formation théorique en plus de la pratique, d’utiliser les mêmes budgets qu’avec un organisme de formation.

L’intervention d’un sophrologue peut également entrer dans le cadre des activités financées par le Comité d’Entreprise, pour le bien-être du personnel.

Sophrologue, Formatrice en Entreprise.

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