Le Trouble Affectif Saisonnier ou TAS, c’est quoi ?

L’hiver approche et les changements météorologiques affectent indéniablement notre humeur. Dans les années  80, les symptômes du syndrome de Trouble Affectif saisonnier ou TSA, ont été décrits et publiés pour la première fois par le docteur Norman E. Rosenthal, qui a été le premier à démontrer le lien entre lumière et dépression.

Ce Trouble Affectif Saisonnier est donc le terme utilisé pour définir des symptômes de dépression qui sont liés au changement des saisons. On le retrouve surtout à l’automne, quand la luminosité baisse; on parle alors du blues de l’hiver. Ces symptômes changent la capacité de la personne à accomplir ses activités quotidiennes, par manque d’envie et de concentration.

Quels sont les symptômes de ce trouble hivernal ?

Le Trouble Affectif Saisonnier a beaucoup de points communs avec la dépression, qui n’est pas liée aux variations saisonnières. Voyons ce qui caractérise d’abord une dépression :

  • Une baisse d’humeur, un sentiment de désespoir
  • Un sommeil perturbé
  • Une perte d’énergie
  • Un manque d’initiative
  • Une perte d’intérêt en général
  • Une diminution du plaisir dans les activités qui nous plaisaient auparavant
  • Une irritabilité
  • Une perte d’appétit
  • Un évitement des situations sociales
  • Une baisse de la libido.

Les symptômes du TAS sont un peu différents. La personne qui en est atteinte a beaucoup de mal à se lever le matin. Elle reste d’ailleurs somnolente pour le reste de la journée, sans énergie pour faire face aux tâches quotidiennes. Même chose pour l’alimentation. La personne a tendance à manger davantage. Elle aura des envies de chocolat par exemple, d’aliments sucrés ou de féculents, et parallèlement, n’aura pas envie de faire beaucoup d’activités physiques. Le résultat sera souvent une prise de poids en hiver.

Cela engendre donc les difficultés concomitantes suivantes :

  • Si vous vous sentez fatigué, vous faites moins d’activités et ce manque d’exercice peut aggraver votre dépression.
  • Si vous mangez plus, vous pourriez prendre du poids.
  • Les symptômes de somnolence, de perte d’initiative, d’irritabilité peuvent affecter votre vie privée, sociale, et le travail. Vous laissez s’accumuler les tâches et ceci provoque plus de stress.

Cela finit par devenir un cercle vicieux.

Qui souffre de ce syndrome ?

Comme dans les formes de dépression plus connues, les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes. Mais plus rarement, les enfants et les personnes âgées peuvent développer une dépression saisonnière également. Un grand nombre de personnes souffrent de symptômes de fatigue, de somnolence ou de prise de poids en hiver. Si les symptômes impactent sur leur fonctionnement quotidien, elles pourraient bien être touchées par un TAS.

On pense que la dépression saisonnière pourrait toucher une personne sur 10 en moyenne en France, avec des différences régionales. C’est d’autant plus fréquent que l’on remonte vers le Nord. Par exemple, cela concernerait une personne sur deux au Canada ou en Scandinavie.

Quelles sont les causes de ce trouble?

Comme nous l’avons vu plus haut, le docteur Norman E. Rosenthal, qui a été le premier à démontrer le lien entre lumière et dépression et donc l’impact des variations saisonnières d’intensité lumineuse, sur l’état psychologique des personnes. En hiver, nous vivons la plupart du temps à l’intérieur et nous sommes exposés à moins de lumière naturelle. Les recherches indiquent que ce manque d’exposition à l’ensoleillement perturbe le fonctionnement d’un neurotransmetteur du cerveau appelé sérotonine. Cette perturbation peut induire un état dépressif puisque la sérotonine est notamment impliquée dans la gestion des humeurs et est associée à l’état de bonheur. Elle est en outre également impliquée dans la régulation du cycle circadien, le cycle veille sommeil.

Conseils pour sortir du cercle vicieux d’un Trouble affectif saisonnier ou TAS
  • Sortez le plus souvent possible à la lumière du jour.
  • Marchez et faites les exercices dont vous avez l’habitude, si possible en vous exposant à la lumière du jour.
  • Rappelez-vous qu’à partir du 21 décembre, les jours s’allongent et que le printemps va arriver.
  • Investissez dans une lampe de Luminothérapie.
A quoi sert une lampe de Luminothérapie ?

Une telle lampe est un véritable traitement contre le Trouble Affectif saisonnier. Il consiste à s’exposer sous une lampe spéciale pour compenser le manque d’ensoleillement. Ce type de lampe offre une lumière sans ultra-violets, donc qui n’est ni dangereuse pour la peau, ni dangereuse pour les yeux. La lampe doit être utilisée quotidiennement dès l’automne, pendant une demi-heure à une heure. Le traitement est plus efficace s’il est utilisé à l’heure dès le réveil. Si elle est efficace, la luminothérapie agit rapidement sur l’humeur, généralement dès la première semaine.

Les possibles effets indésirables sont rares et légers. Des maux de têtes, très rarement des nausées ou un trouble temporaire de la vision ont été signalés. Ces effets indésirables peuvent être réduits en s’éloignant de la lampe.

Il est préférable de ne pas utiliser la lampe après 17 heures, car le traitement peut interférer avec le cycle du sommeil et surtout l’endormissement.

En guise de réveil, les simulateurs de l’aube peuvent aussi être utilisés. Ils émettent une faible lumière qui augmente progressivement d’intensité et vous réveille en douceur. Ils peuvent être particulièrement utiles si vous avez de la peine à vous réveiller en hiver.

La Luminothérapie comme en fait état le Dr David Servan-Schreiber, dans son livre Guérir tout comme le Dr Norman Rosenthal dans Soif de lumière.

Quelques chiffres pour illustrer cette présentation du TAS ….

La lumière du jour dont nous bénéficions est :

  • Par une journée d’été ensoleillée : 50 000 à 100 000 lux
  • Par une journée d’hiver ensoleillée : 2 000 à 10 000 lux
  • À l’intérieur d’une maison : 100 à 500 lux
  • Dans un bureau bien éclairé : 400 à 1 000 lux

Un lux est l’éclairement d’une surface qui reçoit, d’une manière uniformément répartie, un flux lumineux d’un lumen par mètre carré.

Une séance d’une demi-heure de Luminothérapie apporte en moyenne 10.000 Lux (en fonction de la lampe choisie).

Il existe maintenant des lunettes de Luminothérapie qui génèrent une lumière bleue et douce (sans UV et sans IR) pour récréer le spectre lumineux de la lumière du soleil d’été.

Les études démontrent que la luminothérapie est efficace chez environ 2 personnes sur 3 ayant des symptômes de Trouble Affectif saisonnier.

Les symptômes diminuent de 50 % à 80 %. Cette réduction est tout aussi bonne que celle obtenue par l’utilisation d’antidépresseurs. Mais l’avantage de la Luminothérapie, véritable cure de soleil, est de ne pas avoir d’effets secondaires néfastes et d’être bien moins coûteux.

Prenez soin de votre équilibre interne. Prenez en main votre santé. Si vous ressentez des symptômes de la dépression saisonnière, agissez au plus vite.

La Sophrologie pour accompagner les troubles affectifs saisonniers

La Sophrologie peut venir également en aide dans le traitement du trouble affectif saisonnier.

Grâce à des séances de visualisations et de méditations, vous pourrez modifier vos comportements et votre façon de voir les choses face aux symptômes. Vous augmenterez votre capacité à détecter les signes avant-coureurs du TAS, en mieux connaissant votre corps et en mieux écoutant les messages qu’il vous envoie.

Avec des techniques et des exercices pratiques de Sophrologie, vous pourrez ainsi lutter efficacement contre ce trouble dépressif hivernal.

Et comme toujours, n’oubliez pas de prendre soin de vous !

Sophrologue, Formatrice en Entreprise.

Me contacter ici.

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