Pour en finir avec le jugement et accéder au discernement

Vous l’avez indubitablement remarqué, de nombreuses personnes autour de nous semblent n’exister qu’au travers des jugements qu’elles émettent à longueur de temps, usant de généralités parfois déconcertantes et de clichés à l’égard de tout ce qui les entoure. Ainsi, elles assènent de façon parfois prétentieuse leurs vérités toutes faites, oubliant que leur vision du monde revient à observer l’univers à travers un trou de serrure.

La Vie est une symphonie qui n’attend de personne qu’il se prenne pour un chef d’orchestre. Elle se manifeste simplement dans la multitude infinie des possibles…

Il existe autant de réalités que de points d’observation. Avoir un avis sur tout est une manière présomptueuse et figée d’observer le monde en le réduisant à sa propre étroitesse d’esprit.

Personnellement j’essaye maintenant de n’avoir aucun avis définitivement arrêté et la vie sur terre m’apparaît comme une grande pièce de théâtre cosmique dans laquelle nous évoluons interactivement les uns avec les autres. Si je suis metteur en scène, ce n’est que de moi-même, de mon propre rôle. Je n’ai pas à juger ce qui est différent de moi, de mes pratiques, de mes goûts, de ma compréhension et de ma vision des choses n’a pas à être jugé, mais simplement j’essaye de les accueillir en tant qu’expérience complémentaire à la mienne. Parfois avec un peu de réticence…. Mais j’y travaille encore et encore. On ne peut retrouver l’unité qu’en accueillant inconditionnellement toutes les manifestions de l’Univers.

Quand il s’institutionnalise sous couvert d’idéaux séduisants, de «politiquement correct», le jugement devient alors un parti politique ou religieux qui n’existe que par l’énergie qu’il investit à contrer ses opposants. Par définition, la notion de « parti » ne s’obtient que par la division de ce qui est entier. Le jugement est le moteur de toutes les guerres, de toutes les séparations, de tous les conflits, et chacun de nous les alimente lorsqu’il condamne un être ou un événement dans le monde.

Au plus profond de moi, je sais qu’aucun Dieu ne nous juge. Comment la Source pourrait-elle juger sa propre création ? Seul l’être humain dispose de l’insolence nécessaire à projeter ses propres intentions sur les dieux de pacotille qu’il se crée pour l’occasion. Il prétend en leur nom délivrer des messages d’amour, mais n’émet finalement que des condamnations sans appel qui alimentent les plus grandes barbaries de ce monde. S’il existe un enfer, celui-ci se trouve assurément dans les conditionnements religieux qui ne servent que ceux qui veulent asservir l’Homme.

La manière la plus efficace d’enrayer le jugement n’est pas de s’y opposer, mais de l’ignorer, en se distançant de celui ou celle qui l’émet. L’indifférence reste de loin la meilleure attitude possible, la réaction étant une arme de guerre nourrissant l’escalade. La paix ne s’obtient pas en contrant un jugement ou en tentant de rétablir une quelconque vérité. D’ailleurs, le simple fait de penser détenir la vérité et de vouloir la défendre est déjà une manière de juger les personnes qui ne la partagent pas.

Le jugement est la manifestation de l’ego qui se veut dominant. Il est un agrégats personnifiés d’ignorance. Pour s’affranchir de nos propres jugements, il suffit de contempler la vie avec notre Cœur. S’il paraît facile de donner de l’amour aux êtres qui nous sont chers, il l’est nettement moins d’ouvrir notre Cœur à un être en souffrance, un bourreau, un criminel, un dictateur… Pourtant, cet amour là est le plus pur que nous puissions offrir, car il est totalement désintéressé et dénué de jugement. C’est de cet amour dont notre terre a le plus besoin en ces temps si agités. Cet amour là reconnaît la vie en chaque être humain et ne cautionne aucun acte, mais émane inconditionnellement, apportant un peu plus de paix et de conscience sur notre Terre.

Quand on décide de faire surgir une nouvelle conscience dans notre tête, de troquer le jugement par le discernement, la médisance par l’impeccabilité du verbe, le regard limité du juge par un regard profond, le juge par le juste, alors on change en nous le plomb en or.

Et si nous arrêtions une bonne fois pour toute de juger… en commençant par nous -même !!! Je vous conseille l’excellent livre d’Oliver Clerc, « J’arrête de (me) juger ! ». Une bonne aide pour arrêter de nous juger et aussi pour ne plus craindre le jugement des autres.

Quelle délivrance, n’est-ce pas !!

N’oubliez pas de prendre soin de vous !

Sophrologue, Formatrice en Entreprise.

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